Kenscoff : plusieurs journalistes agressés lors des funérailles des victimes du massacre

Plusieurs journalistes, dont Clarens Siffroy et Odelyn Joseph, travaillant respectivement pour l’Agence France-Presse (AFP) et Associated Press (AP), ont été agressés physiquement mercredi 2 septembre 2026 à Kenscoff. Les faits se sont produits alors que des travailleurs de la presse couvraient les funérailles de personnes tuées lors du massacre perpétré dans la commune dans la nuit du 23 au 24 août dernier.

Selon des témoignages recueillis sur place, les journalistes auraient été pris à partie par des proches des victimes, alors que des brigadiers d’autodéfense étaient présents.

Clarens Siffroy, photojournaliste de l’AFP, affirme avoir été agressé verbalement puis physiquement au cimetière de Kenscoff. Le jeune photographe explique avoir « reçu des coups de bâton par des civils non identifiés très en colère », soulignant qu’ils ont été attaqués au moment où ils ont décidé de vider les lieux pour calmer leur colère.

De son côté le journaliste d’AP Odelyn Joseph affirme, avoir vécu une situation particulièrement violente. Il raconte que deux personnes lui ont assené des coups et qu’il s’est écroulé. Le pire a été évité grâce à la vigilance du chauffeur de moto qui l’accompagne lors de ses déplacements sur le terrain.

Odelyn Joseph décrit une attaque rapide et violente. Habitué à couvrir des événements en milieu hostile et très expérimenté, Odelyn affirme qu’il n’a jamais été témoin d’une telle agressivité auparavant.

Plusieurs autres journalistes présents à Kenscoff mercredi ont également été agressés. La plupart n’ont toutefois pas souhaité témoigner publiquement sur les faits. D’autres incidents similaires se seraient produits dimanche dernier lors des funérailles d’autres victimes du massacre de Kenscoff.

Les journalistes avaient été invités à couvrir les funérailles collectives de six personnes tuées à Kenscoff lors du massacre perpétré dans la nuit du 23 au 24 août 2026. L’invitation était publique et la presse avait été conviée à prendre part à la cérémonie.

Ces agressions mettent une nouvelle fois en évidence les difficultés auxquelles sont confrontés les journalistes haïtiens dans l’exercice de leur métier, particulièrement lorsqu’ils couvrent des événements liés à des violences meurtrières.

Inscrivez-vous à notre newsletter quotidienne

Restez informé grâce à notre newsletter hebdomadaire. Abonnez-vous dès maintenant pour ne manquer aucune mise à jour !

[mc4wp_form]

Laissez un commentaire