La ministre de la Planification et de la Coopération Externe, Dr Sandra Paulemon, a pris la parole lundi au siège des Nations Unies à New York. Elle intervenait dans le cadre du Forum 2026 de l’ECOSOC consacré au financement du développement.
La ministre s’est exprimée au nom du gouvernement haïtien, dirigé par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé. Dans son allocution, elle a réaffirmé l’alignement d’Haïti avec les positions défendues par la Communauté des Caraïbes (CARICOM), le Groupe 77 et la Chine. Cet ancrage diplomatique place Haïti dans un bloc de pays qui réclament une réforme profonde du système de financement international.
Dr Paulemon n’a pas éludé la gravité de la situation nationale. Elle a rappelé que 5,7 millions de personnes en Haïti sont en situation d’insécurité alimentaire. Parmi elles, 1,9 million se trouvent à des niveaux d’urgence.
« Ces chiffres ne sont pas de simples statistiques. Ils disent, avec force, une vérité que cette assemblée ne peut ignorer », a-t-elle déclaré devant l’assemblée.
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Le financement du développement comme levier de stabilité
Partant de ce constat, la ministre a défendu une vision claire. Pour elle, le financement du développement doit être un outil stratégique de stabilité et de transformation. Elle a insisté sur la nécessité d’adapter les engagements internationaux aux réalités des États en situation de fragilité extrême. Ces résultats signifient, selon elle, davantage de sécurité, davantage de protection pour les plus vulnérables et davantage de cohérence dans l’action internationale.
Un appel à la réforme de la gouvernance mondiale
Dr Paulemon a plaidé pour une réforme plus courageuse de la gouvernance économique mondiale. Elle a dénoncé une réalité injuste : les pays les plus fragiles sont souvent les plus exposés aux chocs, mais les moins entendus dans les processus de décision internationaux. Haïti, a-t-elle précisé, ne sollicite pas de compassion. Le pays revendique une coopération qui prépare durablement sa reconstruction et renforce sa résilience.
La ministre a conclu par un appel direct à la communauté internationale. Elle l’a exhortée à se tenir résolument aux côtés d’Haïti, convaincue que la fragilité peut être transformée en relèvement, l’incertitude en espérance et la vulnérabilité en résilience.




