Une attaque armée visant un minibus à Bercy, à Arcahaie , a fait au moins deux morts ce 24 avril 2026. L’insécurité persistante relance les inquiétudes sur le contrôle des axes routiers.
L’attaque s’est produite aux environs de 9 h du matin, plongeant les riverains et les usagers de la route dans la stupeur. Selon les informations fournies par les autorités locales, des individus lourdement armés appartenant au groupe criminel connu sous le nom de « Talibans », ont criblé de balles un minibus qui assurait le trajet Saint-Marc/Port-au-Prince.
Le chauffeur du véhicule et un passager ont été tués sur le coup. Plusieurs autres passagers ont été blessés lors des tirs. Selon des sources locales concordantes, l’attaque a été soudaine. Les assaillants ont ouvert le feu sans avertissement préalable avant de prendre la fuite, accentuant le climat de terreur dans la zone.
Attaque armée : des zones hors de contrôle
Cet incident met en lumière une réalité de plus en plus préoccupante. Certaines zones de Bercy échappent partiellement au contrôle des forces de sécurité. Cette attaque contre un minibus relance les interrogations sur le niveau réel de sécurisation de cet axe stratégique reliant le grand Nord à la capitale.
Sur place, la panique a été immédiate. Des témoins décrivent une scène de chaos, où des passants ont dû se coucher au sol pour échapper aux projectiles. La circulation a été temporairement paralysée.
Une violence devenue récurrente dans la zone
Des habitants affirment que ce type d’attaque n’est plus isolé, mais s’inscrit dans une dynamique de violence récurrente. Le sentiment d’abandon est de plus en plus exprimé au sein de la population locale, confrontée à une insécurité grandissante.
Dans un contexte national déjà marqué par la multiplication des actes de violence, cet épisode illustre les difficultés persistantes à garantir la sécurité des déplacements et des activités économiques en Haïti.




