MMSS:Ti pa, ti pa, les kényans partent

Un alignement de policiers kényans en uniforme de camouflage, portant des casques de protection et des gilets tactiques, déployés en Haïti dans le cadre de la Mission Multinationale de Soutien à la Sécurité (MMSS).

Un tournant s’opère dans le dispositif sécuritaire international, à Port-au-Prince. En effet, des éléments kényans de la Mission Multinationale de Soutien(MMSS) à la Sécurité ont entamé leur retrait d’Haïti, marquant le début d’une phase de transition vers la Force de Répression des Gangs.

Un retrait progressif des contingents

Un groupe de 215 policiers kényans, constituant le deuxième contingent de la mission, est arrivé à Nairobi plus tôt cette semaine, selon le ministère kényan de l’Intérieur. Parallèlement, un contingent plus restreint provenant des Bahamas et de la Jamaïque, représentant la composante caribéenne, a également quitté le territoire haïtien.

De plus, les autorités kényanes ont précisé que la mission entre désormais dans une phase de réduction progressive. « La mission est désormais entrée dans une phase de transition (…) qui verra davantage d’agents rentrer progressivement chez eux », indique un communiqué officiel relayé par le Miami Herald.

Vers une nouvelle force internationale

Dans ce contexte, Jack Mbaka, porte-parole de la mission dirigée par le Kenya, a confirmé que cette réduction d’effectifs anticipe l’arrivée d’une nouvelle force. Cette dernière, soutenue par les États-Unis et autorisée par les Nations Unies fin septembre, devrait commencer à se déployer dès le mois d’avril avec un premier contingent de soldats tchadiens.

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Par ailleurs, certains policiers kényans resteront sur place afin d’assurer une transition progressive. L’objectif, selon les responsables, est de garantir une passation fluide entre les deux dispositifs sécuritaires.

Un dispositif encore en construction

Cependant, la future force, estimée à environ 5 500 hommes, ne sera pas une mission classique de maintien de la paix. Elle vise plutôt à appuyer directement les autorités haïtiennes dans la reconquête des territoires sous contrôle des groupes armés.

À cet égard, lors d’une réunion de la CARICOM à Saint-Kitts-et-Nevis, le secrétaire d’État américain Marco Rubio a indiqué que cette force est « en cours de formation ». Il a également souligné que les engagements en personnel dépassent les besoins actuels, tout en reconnaissant que des efforts restent à faire en matière de financement.

Malgré les incertitudes, l’objectif demeure inchangé : permettre aux autorités d’Haïti de reprendre le contrôle des zones dominées par les gangs. Cette transition marque ainsi une nouvelle étape dans la lutte contre l’insécurité, dans un contexte où la pression internationale reste forte pour des résultats concrets sur le terrain.

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