Le gouvernement dirigé par Alix Didier Fils-Aimé s’apprête à franchir une étape importante dans la régulation du secteur pétrolier. En effet, un projet de décret devrait être adopté lors du Conseil des ministres du vendredi 27 mars 2026. Ce texte vise à mettre en place un mécanisme d’ajustement automatique des prix des carburants.
Le projet prévoit une révision mensuelle des prix à la pompe. Cette révision tiendra compte des fluctuations du marché international. Toutefois, afin d’éviter des hausses ou des baisses trop brusques, des limites ont été fixées. Par exemple, aucune modification ne sera appliquée si la variation est inférieure ou égale à 3 %. En revanche, les ajustements ne pourront pas dépasser 10 % du prix en vigueur.
Lire aussi: La CCIO analyse les impacts de la guerre au Moyen-Orient sur Haïti
Une commission élargie pour encadrer le système
Le texte introduit une commission de régulation composée de neuf membres. Cette structure jouera un rôle central dans l’application du mécanisme. Elle réunira des représentants de l’État, du secteur du transport et des acteurs privés du pétrole. Ainsi, les décisions devraient être plus équilibrées et mieux encadrées.
Par ailleurs, cette commission aura aussi pour mission de contrôler la qualité des produits pétroliers. Elle devra exiger des rapports réguliers afin de garantir le respect des normes sur le marché.
De plus, le projet maintient un droit d’accise sur la gazoline, le gasoil et le kérosène. Il propose également une nouvelle structure de prix intégrant les coûts d’importation, de fiscalité et de distribution.
Cette réforme intervient dans un contexte économique difficile, marqué par la volatilité des prix internationaux. En l’absence de Parlement, l’Exécutif choisit de légiférer par décret. Ainsi, les autorités espèrent stabiliser le marché et réduire la pression sur les finances publiques.




