À l’issue de deux journées de travail à Washington, le ministre de la Justice, Patrick Pelissier, fait état d’accords de principe avec la Banque interaméricaine de développement. Aucun montant n’a encore été avancé.
À l’initiative de la Banque interaméricaine de développement (BID), le ministre de la Justice et de la Sécurité publique, Dr Patrick Pelissier, a pris part à deux journées de travail à Washington consacrées aux besoins d’Haïti en matière de sécurité. Les échanges ont porté sur les stratégies, les résultats obtenus et les besoins du pays.
La rencontre a rassemblé plusieurs partenaires, dont la Fondation panaméricaine pour le développement (PADF), le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF), le Groupe d’action financière (GAFI), l’INL, l’Organisation des États américains (OEA), le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), la Banque mondiale et la Caricom. Des représentants du Chili, de la France, de la Jamaïque et des États-Unis y ont également participé.
Dans une interview accordée au journal Le Nouvelliste ce jeudi 15 octobre 2026, le ministre Pelissier a indiqué que plusieurs engagements ont été exprimés. « Les champs d’engagement vont vers la construction de prisons et des recommandations pour le renforcement des pôles judiciaires dans le cadre de l’état de droit », a-t-il rapporté.
Selon le ministre, les partenaires recommandent d’abord de renforcer l’indépendance des commissaires du gouvernement et leur inamovibilité, afin de les protéger contre d’éventuelles pressions politiques. Ils demandent aussi d’assurer la sécurité des magistrats affectés aux pôles judiciaires, de leur garantir un meilleur traitement salarial et de leur offrir une formation continue.
Des accords de principe, sans montants
Aucun chiffre n’a toutefois été annoncé pendant la rencontre. « Il n’y a pas de montants qui ont été avancés », a souligné le ministre. La BID s’est engagée à poursuivre le processus et a demandé à la partie haïtienne de lui transmettre formellement sa demande par écrit.
Haïti a présenté un budget conséquent pour la réforme pénale et la construction de prisons, entre autres volets. Deux champs d’investissement ont finalement été retenus : les prisons et les pôles judiciaires spécialisés. « Ce ne sont pas encore des engagements écrits, mais des accords de principe selon lesquels la BID va investir dans ces champs », a précisé Patrick Pelissier.
Ces accords concernent trois projets de construction de prisons, dans l’Ouest, le Sud-Est et le Nord du pays. Selon le ministre, la démarche s’inscrit dans l’effort des autorités pour moderniser le système pénitentiaire et renforcer le système judiciaire, dans un contexte où les besoins en matière de sécurité demeurent importants.




