Le RNDDH critique les conditions de la libération d’Arnel Bélizaire

Le Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) a rendu publique, le 10 juillet 2026, une chronologie détaillée du dossier judiciaire de l’ancien député de Delmas/Tabarre, Arnel Bélizaire, décrit par l’organisation comme un « allié du groupe terroriste Viv Ansanm ». Ce document retrace les principales étapes ayant mené à sa remise en liberté le 2 juillet dernier.

Selon le RNDDH, le Département d’État des États-Unis avait annoncé, le 22 septembre 2025, des sanctions contre Arnel Bélizaire pour son rôle jugé déstabilisateur dans le processus démocratique haïtien. Trois jours plus tard, l’ancien parlementaire se serait présenté à la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ), où il aurait provoqué des troubles, proféré des menaces contre des enquêteurs et réalisé une diffusion en direct avec plusieurs chefs de Viv Ansanm, dont Jimmy Chérizier, alias « Barbecue », Christ-Roy Chéry, alias « Kris La », et Jeff Larose, alias « Gwo Lwa ».

Mandat, arrestation et transferts contestés

Un mandat d’amener a été délivré contre lui le 21 janvier 2026, suivi d’un avis de recherche publié le 5 février pour financement du terrorisme, attentat, complot contre la sûreté intérieure de l’État et association de malfaiteurs. Arnel Bélizaire a été arrêté le 14 mars à l’hôtel Royal Oasis, à Pétion-Ville. Le RNDDH affirme qu’en raison de sa proximité avec l’actuel directeur de la DCPJ, il aurait été transféré au Parquet de Port-au-Prince, puis au cabinet d’instruction, sans dossier dans les deux cas.

Une demande d’enquête restée sans réponse

Le 13 avril, le juge d’instruction Benjamin Félisme a sollicité par écrit le directeur de la DCPJ, Justin Marc, pour obtenir un rapport sur l’éventuelle implication d’Arnel Bélizaire. Cette demande serait restée sans réponse. Un mois plus tard, le magistrat s’est déporté, et le dossier a été redistribué au juge d’instruction Loubens Élysée.

Remise en liberté le 2 juillet

C’est finalement sur ordre du magistrat instructeur Loubens Élysée qu’Arnel Bélizaire a été remis en liberté le 2 juillet 2026, à l’issue de son audition.

Dans cette chronologie, le RNDDH précise ne pas formuler de conclusion juridique sur le fond du dossier, se limitant à retracer les différentes étapes de la procédure telles qu’elle les présente.

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