Les responsables du Service National de Gestion des Résidus Solides (SNGRS) ont annoncé le lancement d’une campagne à la dénomination évocatrice et provocante: « Alo salòp ». Cette campagne, selon le directeur général de l’institution, serait un moyen d’identifier ceux et celles qui salissent les rues et de les exposer aux grands publics. L’idée, un vrai couac, n’a pas survécu pendant longtemps.
Pour remédier à cette mauvaise sortie, le SNGRS, à travers ses responsables ont entrepris de donner des coups de pinceau sur les sites qui servaient de points de collecte de déchets afin de décourager la population. Bonne initiative, diraient certains.
Sans se questionner sur les millions décaissés pour l’achat de peinture, mobiliser les calligraphes, on est en droit de se demander: «Est-ce que l’institution responsable a mis d’autres mécanismes en place pour collecter les déchets»? Non. Résultat? Devant les murs peints en vert et blanc, les déchets s’accumulent. Les photos prisent par un reporter d’Haïti en Direct dans plusieurs rues à Delmas sont la preuve de la dérive.
Le SNGRS peint les murs mais oublie de collecter les déchets. En bon créole, l’on dirait: «Le directeur général du SNGRS met du sucre sur…».



