Plusieurs mouvements de protestation ont éclaté à Port-au-Prince, ce mercredi 29 avril 2026. Ces mobilisations surviennent deux jours après une manifestation violente d’agents de la Police nationale d’Haïti (PNH), qui réclamaient la libération de quatre de leurs collègues incarcérés depuis le 17 avril.
Les activités sont paralysées aux bureaux de la douane de l’aéroport, où se trouve la Direction générale de l’Administration générale des douanes (AGD). En cause : des employés de la douane exigent le paiement de plusieurs mois d’arriérés de salaire. Depuis ce matin, ils ont bloqué l’accès aux locaux et conditionnent la reprise des activités au règlement de leurs dus.
Sur la route de l’aéroport, des ouvriers de la Société nationale des parcs industriels (SONAPI) sont descendus dans les rues en milieu de journée pour réclamer de meilleures conditions de travail et un ajustement du salaire minimum. Des barricades de pneus enflammés ont été érigées sur la chaussée, paralysant la circulation au moment de la rédaction de cet article. Au niveau de Delmas 19, les forces de l’ordre ont fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser les protestataires.
Parallèlement, sur la route de Frères, un reporter d’Haïti En Direct a constaté un mouvement de protestation devant les locaux du ministère de la Jeunesse, des Sports et de l’Action civique (MJSAC). Les manifestants, majoritairement des jeunes se présentant comme des brigadiers du ministère, revendiquent huit mois d’arriérés de salaire. Ils exigent également de meilleures conditions de travail ainsi que des équipements adaptés à leurs interventions.
À Pétion-Ville, une importante mobilisation a également été observée. Répartis en deux groupes, les manifestants ont sillonné plusieurs artères de la commune. Selon les organisateurs, ce mouvement vise à exiger la libération de sept employés de la mairie, enlevés à Delmas 101 le lundi 27 avril. Des marchands ont rejoint la mobilisation pour dénoncer la décision de la mairie de fermer plusieurs marchés dans la commune.
Les protestations ne se limitent pas à la capitale. Au Cap-Haïtien, des membres de la population ont bloqué certaines rues pour exiger la réparation de tronçons routiers et l’amélioration des conditions de salubrité.




