Pacte pour la stabilité, début d’instabilité : Alix Fils-Aimé marche sur des sables mouvants

Plusieurs acteurs politiques, signataires du pacte national pour la stabilité et l’organisation des élections estiment être bernés par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé et son équipe. En lieu et place d’un gouvernement technocratique prôné et promis par le chef du gouvernement, l’équipe mise en place s’apparenterait davantage à un « cercle de proches », composé pour certains de personnalités jugées peu expérimentées pour gérer les défis complexes auxquels le pays est confronté.

Depuis l’annonce de cette équipe ministérielle, les réactions se multiplient dans certains milieux politiques et au sein de la société civile. Les cris de mécontentement et d’indignation semblent trouver écho dans une frange de la communauté internationale.

Selon nos informations, plusieurs ambassadeurs accrédités en Haïti auraient exprimé leurs préoccupations directement auprès du chef du gouvernement. Le message aurait été clair : la transition actuelle constitue une étape importante pour la stabilité du pays et tout signe d’échec serait directement imputé à l’exécutif en place. « Tout signal d’échec sera votre échec », aurait ainsi été le message transmis à la Primature.

C’est dans ce contexte qu’une réunion est prévue ce vendredi 13 mars à Port-au-Prince sous l’égide du Bureau Intégré des Nations Unies en Haïti (BINUH). Cette rencontre devrait rassembler des signataires et des non-signataires du Pacte national pour la stabilité et l’organisation des élections. L’objectif annoncé est de clarifier les modalités concrètes de mise en œuvre de cet accord politique censé baliser la transition et ouvrir la voie à des élections crédibles.

le Premier ministre Fils-Aimé serait-il dans la tourmente après la formation de son gouvernement ? La communauté internationale aurait-elle blâmé le Premier ministre ? Quel est l’avenir du gouvernement fraîchement installé ?

L’avenir du gouvernement Fils-Aimé semble ainsi suspendu à sa capacité à rassurer ses partenaires politiques et internationaux. Dans un pays déjà fragilisé par une crise sécuritaire, institutionnelle et économique profonde, la moindre fracture politique supplémentaire pourrait compliquer davantage la perspective d’un retour rapide à l’ordre constitutionnel.

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