L’Administration générale des douanes (AGD) annonce avoir collecté 10 milliards 351 millions 387 mille 215 gourdes et 69 centimes au cours du mois de février 2026. L’information a été communiquée par le directeur des affaires juridiques de l’institution, Reginald Sévère, lors d’une rencontre avec la presse baptisée « Causerie avec la douane », organisée le vendredi 6 mars.
Selon M. Sévère, ces recettes ont été réalisées dans un contexte particulièrement difficile, marqué par un nombre limité de jours d’activité douanière. Il a précisé que ce montant a été collecté en seulement 17 jours de fonctionnement effectif durant le mois de février. Malgré ces contraintes, les agents douaniers ont maintenu un niveau de performance jugé satisfaisant.
« Malgré les difficultés, les agents douaniers du pays consentent d’énormes sacrifices pour que l’institution reste au top de sa performance », a déclaré le responsable, saluant l’engagement du personnel déployé dans les ports, les aéroports et aux différents postes frontaliers.
Les autorités douanières ont toutefois signalé une baisse du tonnage des marchandises importées durant la période, une situation qui n’a pas empêché l’institution de mobiliser d’importantes recettes fiscales pour l’État.
Lors de cette rencontre, le directeur adjoint à la surveillance, Yvener Neptune, a également présenté le bilan des opérations de contrôle menées par les brigades douanières. Plusieurs saisies ont été réalisées, dont 35 radios de communication, trois drones, trois chargeurs et 30 étuis pour armes à feu.
Les agents ont également intercepté 45 210 dollars américains non déclarés et récupéré environ 32 millions de dollars à la frontière dans le cadre d’opérations visant à lutter contre les irrégularités douanières.
Par ailleurs, les brigadiers ont saisi 3 030 livres de viande impropre à la consommation humaine, près de 900 kilogrammes de produits cosmétiques avariés et environ 2 500 grammes de médicaments détériorés.
Pour les responsables de l’AGD, ces résultats témoignent du renforcement des mécanismes de surveillance douanière et de la volonté de l’institution de lutter contre la contrebande tout en contribuant à l’augmentation des recettes publiques.




