Le Conseil Électoral Provisoire (CEP) estime qu’il est techniquement possible d’organiser le premier tour des élections en novembre 2026. Mais deux conditions sont indispensables : le rétablissement de la sécurité et la disponibilité des fonds nécessaires. L’information est relayée par un conseiller électoral au journal Le Nouvelliste, mardi 13 mai.
Cette déclaration fait suite à une interview accordée par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé au Nouvelliste le week-end dernier. Le Chef du gouvernement avait exprimé son souhait de voir les élections organisées avant la fin de l’année. Le CEP a réagi positivement, tout en rappelant que des préalables restent à satisfaire.
Le budget électoral constitue le principal point de blocage. Après le rejet d’un premier budget de 250 millions de dollars, le CEP a soumis le 28 avril une nouvelle proposition d’environ 225 millions de dollars. Deux semaines plus tard, le gouvernement n’a toujours pas répondu. Le Premier ministre a confié, en marge d’une messe à Rome le 9 mai, ne pas être encore satisfait de cette deuxième version.
Le décret électoral pose également problème. Le CEP attend toujours sa publication dans Le Moniteur pour que le document soit officiellement validé. Sans ce décret et sans budget approuvé, le processus électoral ne peut pas avancer.
Un conseiller électoral a aussi rappelé que depuis le 7 février, date d’entrée en fonction du Premier ministre, le CEP n’a été reçu que deux fois par le Chef du gouvernement. Aucune réunion de travail n’a eu lieu ni sur le décret ni sur le budget.
Le CEP justifie le montant de son budget par les nouveautés du prochain scrutin : inscription des électeurs, centres de tabulation départementaux et vote de la diaspora. Des coûts qui n’existaient pas lors des élections de 2015 et 2016.




