Sandra Paulemon défend un financement durable de la santé

À Washington, le mardi 14 avril 2026, la ministre de la Planification et de la Coopération externe, Sandra Paulemon, est intervenue à la George Washington University.

Cette prise de parole s’inscrivait dans un échange académique organisé par l’Institute for African Studies. L’objectif était clair : présenter la vision du gouvernement haïtien en matière de financement de la santé.

Dès le début, la ministre a posé le contexte. Elle a rappelé que le système de santé haïtien fait face à des défis structurels importants. Cependant, elle a aussi insisté sur les efforts en cours pour améliorer l’accès aux soins. Selon elle, le gouvernement veut bâtir un système plus résilient, plus équitable et plus autonome.

Des populations vulnérables au cœur des priorités

Sandra Paulemon a attiré l’attention sur la situation des femmes et des jeunes filles. En effet, celles-ci sont souvent victimes de violences sexuelles et d’exploitation, notamment dans les zones sous contrôle de groupes armés. De plus, beaucoup de femmes déplacées vivent dans des conditions précaires, sans accès suffisant aux soins ni au soutien psychosocial.

Par ailleurs, la ministre a évoqué le sort des jeunes garçons. Ces derniers sont exposés au recrutement par les gangs. Ainsi, ils perdent à la fois leur enfance et leurs perspectives d’avenir. Face à cette réalité, elle a souligné que la réponse sanitaire doit aussi intégrer une dimension sociale et sécuritaire.

Le financement de la santé comme levier de stabilité

Dans son intervention, la ministre a insisté sur un point central : le financement de la santé ne doit pas être vu uniquement comme une dépense. Au contraire, il constitue un véritable levier de stabilité. En effet, investir dans la santé permet de protéger les populations, de renforcer la cohésion sociale et de soutenir la résilience nationale.

Ainsi, elle a plaidé pour une mobilisation accrue des ressources internes. Selon elle, cela permettra à l’État haïtien de mieux répondre aux besoins des plus vulnérables, notamment les survivantes de violences et les enfants en danger.

Une meilleure coordination des ressources

De plus, Sandra Paulemon a mis en avant le rôle clé du ministère de la Planification. Celui-ci assure l’alignement entre les ressources nationales et les financements internationaux. L’objectif est de garantir une meilleure cohérence entre les priorités de l’État et les interventions des partenaires.

Dans ce contexte, elle a souligné l’importance de la collaboration avec le ministère de la Santé publique. Une coordination efficace permettrait d’optimiser l’utilisation des ressources disponibles et d’éviter les duplications.

Réduire la dépendance à l’aide extérieure

Par ailleurs, la ministre a abordé la question de la dépendance à l’aide internationale. Elle a reconnu que les récentes perturbations du financement extérieur ont fragilisé le système de santé. Toutefois, elle estime que cette situation représente aussi une opportunité.

En effet, le gouvernement entend renforcer sa capacité de coordination et mobiliser davantage de ressources internes. L’objectif est de réduire progressivement la dépendance et de consolider le système national de santé.

Un engagement pour la dignité et la protection

Mme Paulemon a lancé un appel à l’action collective. Elle a insisté sur la nécessité de renforcer les services de santé physique et mentale. De plus, elle a plaidé pour le développement de programmes de protection et de réintégration.

Elle a rappelé que garantir l’accès aux soins et la dignité des populations n’est pas seulement une responsabilité nationale. C’est aussi un engagement mondial. Ainsi, grâce à une meilleure coordination et à un effort continu, il est possible d’offrir une protection réelle au peuple haïtien.

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