Dans un mémorandum publié le 23 mars 2026, le Haut Commandement des Forces Armées d’Haïti (FAD’H) impose la fin des missions de protection rapprochée non conformes. Les militaires concernés disposent de 72 heures pour réintégrer leurs casernes.
Le Haut Commandement des Forces Armées d’Haïti (FAD’H) a annoncé de nouvelles mesures concernant les militaires en détachement. Dans un mémorandum daté du 23 mars 2026, les autorités militaires accordent un délai de 72 heures aux soldats concernés pour rejoindre leurs rangs.
Selon le document, cette décision fait suite aux instructions du ministre de la Défense émises le 19 mars 2026, exigeant une « restructuration immédiate des détachements de sécurité ». L’objectif affiché est de recentrer les FAD’H sur leurs missions fondamentales, notamment « la défense de l’intégrité du territoire national et la protection de la population ».
Le Haut Commandement constate en effet qu’« un nombre important de personnels militaires reste affecté à des missions de protection de personnalités civiles et d’anciennes autorités, en dehors du cadre réglementaire désormais en vigueur ». Une situation jugée incompatible avec les nouvelles orientations stratégiques de l’institution.
Fin des escortes et réintégration obligatoire
En conséquence, « tous les ordres de mission de protection rapprochée sont déclarés caducs » à l’expiration du délai de 72 heures, à compter du lundi 23 mars 2026. Le mémorandum précise que cette disposition constitue un ordre d’exécution immédiat pour les services concernés.
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Ainsi, « les personnels militaires engagés dans des missions d’escorte ou de garde statique doivent cesser toute prestation de service auprès des bénéficiaires » à l’issue du délai imparti. Les commandants d’unités sont, quant à eux, appelés à « veiller personnellement » à la réintégration complète des effectifs dans leurs casernes respectives.
Le Haut Commandement prévient que « tout manquement ou retard sera sanctionné conformément aux règlements de discipline générale ». Parallèlement, l’État-Major général est chargé de superviser la récupération de l’armement, des munitions et du matériel roulant utilisés durant ces détachements.
Les bénéficiaires de ces dispositifs de sécurité sont invités à se tourner vers la Police Nationale d’Haïti (PNH) pour assurer leur protection via des unités spécialisées. Les autorités militaires appellent au « sens de l’État et au patriotisme » des personnalités concernées afin de faciliter l’application de cette mesure.




