Le gouvernement du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé explore plusieurs pistes pour faire face à la crise carcérale en Haïti. Selon une source gouvernementale, des options sont à l’étude pour construire de nouveaux pénitenciers, notamment à travers un partenariat public-privé.
En effet, plusieurs projets de contrats pour la construction et la gestion de prisons n’ont pas été approuvés par la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif. Face à ces refus répétés, l’exécutif cherche désormais des alternatives. Deux nouvelles propositions auraient déjà été reçues. L’objectif est clair : finaliser un contrat de construction dans un délai d’un mois et lancer rapidement les travaux.
Une urgence sécuritaire
Par ailleurs, les autorités insistent sur l’urgence de la situation. « Il faut une solution pour la détention », a confié la source. Selon elle, la sécurité repose sur trois piliers : la répression, la justice et la réinsertion.
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Alors que les forces de l’ordre multiplient les opérations, de nombreuses arrestations sont attendues. Cependant, le manque criant de prisons constitue un obstacle majeur pour les autorités. Le gouvernement affirme qu’il n’y a pas de sécurité sans centres carcéraux fonctionnels.
De ce fait, le Premier ministre n’exclut pas une coopération internationale. Il se montre notamment ouvert à une collaboration avec le modèle du président Nayib Bukele, connu pour sa politique carcérale stricte.
Face a l’urgence, le gouvernement semble désormais prêt à employer les grands moyens pour reprendre le contrôle d’une situation devenue trop critique.




