Des étudiants de la Faculté de Médecine et de Pharmacie de l’Université d’État d’Haïti (FMP/UEH) ont organisé, le mercredi 18 mars 2026, une manifestation pacifique pour exiger la réouverture immédiate de l’Hôpital de l’Université d’État d’Haïti (HUEH), communément appelé Hôpital Général.
Le cortège des étudiants protestataires est parti du rectorat de l’UEH à Bourdon pour se diriger vers la Primature interpellant directement les autorités. Les manifestants entendent obtenir une réponse rapide face à ce qu’ils considèrent comme une « urgence sanitaire et académique ».
Selon les protestataires, la fermeture prolongée de l’HUEH, liée aux violences des groupes armés dans le centre-ville, compromet l’accès aux soins pour la population. De plus, elle affecte gravement la formation pratique des étudiants en médecine, privés d’un cadre essentiel pour leur apprentissage clinique.
Des inquiétudes exprimées en amont
Par ailleurs, cette mobilisation fait suite à une conférence de presse tenue mardi, au cours de laquelle les étudiants ont exposé les difficultés croissantes rencontrées dans leur parcours. Ils ont rappelé que l’HUEH joue un rôle central dans le système de santé, à la fois comme centre de référence pour les patients et principal site de stage pour les futurs médecins.
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Un appel à sécuriser le centre-ville
Sur tout le parcours, munis de pancartes et scandant des slogans, les étudiants ont insisté sur la nécessité de sécuriser le centre-ville afin de permettre la reprise des activités hospitalières. Ainsi, ils estiment que la réouverture de cet établissement sanitaire est indispensable pour garantir la continuité de leur formation et améliorer la prise en charge des malades.
Cette mobilisation traduit un cri d’alarme lancé aux autorités haïtiennes. Pour ces futurs professionnels de santé, la remise en service de l’Hôpital Général constitue une priorité nationale, tant pour le système de santé que pour l’avenir de la médecine en Haïti.
L’HUEH a été fermée en raison des actes de vandalisme qui ont suivi le 29 février 2024, après la reconstitution et l’entrée en action de la coalition criminelle « Viv ansanm ». En décembre 2024, les autorités ont tenté de rouvrir ce centre hospitalier. La tentative s’est tournée en un bain de sang, où au moins dix personnes ont été tuées ou blessées par les bandits armés. Depuis, les autorités ont annoncé la réouverture de l’HUEH, mais à ce jour, aucun local n’a été identifié comme bâtiment qui abrite ce centre sanitaire.




