Les Assises de suivi du dialogue inter-haïtien ont publié ce mercredi 20 mai 2026 une déclaration officielle réaffirmant leur engagement pour une solution souveraine à la crise haïtienne. Elles posent surtout un jalon juridique majeur : le 7 juin 2026 marque, selon elles, la fin légale de la période intérimaire.
Les Assises ont d’abord pris acte de la déclaration du Groupe des Éminentes Personnalités de la CARICOM. Ce texte réaffirme le principe d’une solution haïtienne souveraine, portée par les Haïtiens eux-mêmes, avec les bons offices de la communauté internationale et dans le respect de la dignité du peuple haïtien. Les Assises souscrivent pleinement à cette orientation.Depuis le 7 février 2026, les Assises mènent des consultations élargies avec des acteurs politiques, sociaux, économiques, universitaires et de la diaspora. Ces travaux ont abouti à plusieurs documents d’analyse et de proposition. Leur objectif est clair : restaurer la dignité nationale, refonder la gouvernance politique, rétablir la sécurité publique et organiser des élections crédibles dans un climat de confiance.
Le mandat de Fils-Aimé contesté sur le plan constitutionnelLes Assises rappellent que depuis le décret du 7 février 2026, Alix Didier Fils-Aimé exerce un mandat de fait. Elles estiment qu’il s’est attribué des prérogatives sans fondement constitutionnel. Selon l’article 149 de la Constitution haïtienne, le mandat intérimaire ne peut excéder 120 jours. En conséquence, le 7 juin 2026 constitue l’échéance légale de la période intérimaire, indépendamment des actes adoptés unilatéralement par M. Fils-Aimé. Cette date est présentée comme un repère juridique incontournable, tant sur le plan national qu’international.
Vers un exécutif bicéphale
Face à cette échéance, les Assises réaffirment leur engagement pour le rétablissement d’un exécutif bicéphale, conformément à la Constitution de 1987 amendée. Elles travaillent à élargir le consensus national afin de garantir un meilleur équilibre institutionnel, de renforcer la légitimité des autorités de transition et de créer les conditions d’une gouvernance stable et inclusive.




