Pierre Espérance, directeur exécutif du Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH), a fermement démenti ce mercredi 20 mai 2026 les rumeurs faisant état d’une perquisition de sa résidence par la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ), dénonçant une opération coordonnée visant à discréditer son organisation.
Joint par notre rédaction, Pierre Espérance n’a pas mâché ses mots pour qualifier les informations qui circulent sur les réseaux depuis ce mercredi. « C’est une campagne de dénigrement, d’intoxication de tout acabit forgée contre le RNDDH et contre ma propre personne particulièrement », a-t-il déclaré, balayant d’un revers de main les allégations de perquisition.
Selon M. Espérance, ces rumeurs ne sont pas le fruit du hasard. Il pointe directement la responsabilité de partisans de l’ancien président Jovenel Moïse, alliés du PHTK et de la coalition criminelle Viv Ansanm. « La raison de ces persécutions, c’est que les jovenelistes et leurs alliés en veulent au RNDDH, qui fait de la lutte contre l’impunité et la corruption son cheval de bataille pour faire de l’État de droit le socle de la société », a-t-il affirmé, précisant que ses détracteurs ne sont pas à leur première tentative de déstabilisation.
L’arrêt de la Cour d’appel, élément déclencheur
Pierre Espérance a identifié un épisode récent comme probable facteur déclencheur de cette offensive. Le RNDDH avait publiquement analysé et critiqué un arrêt rendu par la Cour d’appel de Port-au-Prince, qualifié d’« arrêt de la honte », qui avait blanchi Rome Belle, ancien directeur général de l’Administration générale des douanes (AGD). Cette prise de position courageuse aurait irrité des cercles proches de la coalition criminelle Viv Ansanm.
Une détermination intacte
Face à ces pressions, le directeur exécutif du RNDDH a réaffirmé l’engagement indéfectible de son organisation. « On ne se laissera pas criminaliser, on ne se laissera pas intimider. On va continuer à faire notre travail », a-t-il martelé.
Pierre Espérance a également lancé un avertissement clair à ceux qu’il accuse de s’allier aux gangs pour détruire la société : « Il est temps de mettre un terme à l’impunité. Au lieu de payer pour leurs crimes, ils se croient capables de criminaliser les défenseurs des droits humains. »
Le RNDDH demeure l’un des organismes de défense des droits humains les plus actifs en Haïti, régulièrement en première ligne pour documenter les violations commises tant par des acteurs armés que par des agents de l’État.




