Après plusieurs mois de paralysie, les assises correctionnelles ont repris au tribunal de première instance de Port-au-Prince depuis le lundi 9 mars. Cette reprise intervient à la suite de la grève des parquetiers qui avait fortement ralenti le fonctionnement de la justice.
Pour faciliter la tenue des audiences, le doyen du tribunal, Me Bernard Saint-Vil, a dû céder son bureau. Ainsi, les séances peuvent se dérouler quotidiennement. Deux dossiers sont entendus chaque jour. Selon le doyen, cette organisation vise à rattraper le temps perdu et à traiter un maximum de cas en attente.
Par ailleurs, le doyen se montre optimiste concernant les audiences criminelles sans assistance de jury. En effet, elles pourraient débuter dès la semaine prochaine. Une salle d’audience est actuellement en cours d’aménagement à cet effet. Cette initiative traduit une volonté d’accélérer le traitement des dossiers judiciaires.
Une affaire d’escroquerie très suivie
En parallèle, une audience correctionnelle très attendue s’est tenue le vendredi 20 mars. Le bureau du doyen était bondé d’avocats venus assister au dossier de Claude Saint-Jean. Ce dernier a été arrêté en décembre 2025 à Kenscoff pour escroquerie.
Selon les informations disponibles, le prévenu aurait soutiré une importante somme d’argent à des citoyens. Il prétendait agir au nom du chef de la brigade de Kenscoff. Il affirmait que les fonds étaient destinés à financer des opérations de nettoyage dans la zone.
Cependant, il a été rapidement démasqué. La population, ainsi que le chef de brigade lui-même, ont dénoncé ses agissements. Afin d’éviter qu’il ne soit victime du mouvement « Bwa Kale », il a été remis à la police.
En somme, la reprise des audiences marque une étape importante. Néanmoins, les autorités judiciaires devront redoubler d’efforts avant la fermeture des travaux judiciaires prévue fin juillet.




